d’après une histoire vraie

Distribution

Conception, chorégraphie, scénographie et costumes Christian Rizzo | Création lumière Caty Olive | Interprétation Youness Aboulakoul, Fabien Almakiewicz, Yaïr Barelli, Massimo Fusco en alternance avec Nicolas Fayol, Pep Garrigues, Kerem Gelebek, Filipe Lourenço, Roberto Martínez | À la création : Miguel Garcia Llorens | Musique originale Didier Ambact & King Q4 | Arrangements sonores Vanessa Court | Assistante artistique Sophie Laly | Régie générale Jérôme Masson ou Victor Fernandes | Régie lumière Romain Portolan | Régie son Delphine Foussat |  Administration, Production Les Indépendances, Hélène Moulin-Rouxel et Colin Pitrat  

Remerciements : Fabrik Cassiopée, Léonor Baudouin et ICI CCN, Anne Bautz et Anne Fontanesi 

Didier Ambact joue sur Williams Drumheads  

Production l’association fragile 

Avec le soutien de Dance Reflections by Van Cleef & Arpels

Coproduction ICI — centre chorégraphique national Montpellier – Occitanie / Pyrénées- Méditerranée | Bonlieu Scène nationale Annecy | LE CENTQUATRE-PARIS | Théâtre de la Ville – Paris | Festival d’Avignon | Opéra de Lille | le Centre de Développement Chorégraphique de Toulouse – Midi-Pyrénées | la Ménagerie de verre – Paris, la Filature | Scène nationale Mulhouse | l’Apostrophe, Scène nationale de Cergy-Pontoise et du Val d’Oise | Centre chorégraphique national de Rillieux-la-Pape / direction Yuval Pick  

Avec le soutien du CN D Centre national de la danse

Accueil en résidence La Bulle Bleue E.S.A.T Artistique, Montpellier  

l’association fragile est soutenue par la Direction générale de la création artistique, Ministère de la Culture

Christian Rizzo est artiste associé au CN D en 2025 et 2026

Photographies © Marc Domage

Huit danseurs, deux batteurs. Dix hommes donc, pour venir déposer le carcan de « la masculinité ». Il y a près de dix ans, d’après une histoire vraie ouvrait la voie à une irrésistible fluidité des polarités, rompant un à un les antagonismes par la grâce, sinon la fougue, de ses mouvements. Aujourd’hui, elle invite ses interprètes à redéployer une chorégraphie où se dénouent délicatement les divisions entre tradition et modernité. Pièce pivot, s’il en est une, elle porte à son point d’incandescence le souvenir d’une émotion, en étire sa matière jusqu’à la déflagration. Dans la friction entre les rythmes telluriques et les corps ondoyants, la danse invente sa propre plasticité. Au coude-à-coude avec la musique, elle court sur un arc qui va du rite tribal à la forme géométrique, de la fiction à l’abstraction, du groupe à la communauté. Mais c’est encore dans la solidarité souterraine des gestes, faisant que chacun tient grâce à la présence de l’autre, qu’un folklore sans territoire peut advenir. Aux chutes répondent les contacts sans cesse renouvelés, aux tournoiements l’assurance d’une main tendue, saisie dans toute sa plénitude. Des singularités s’observent, s’assemblent et se détachent pour se réunir à nouveau. Comment être ensemble ? La question, ici, prend toute son acuité.

_ Texte Noëmie Charrié